TRANSATLANTIC : FAITS, CHRONOLOGIE ET ENJEUX RÉELS

Depuis plusieurs semaines, le Port Autonome de Douala est le théâtre d’une controverse stratégique : le choix de l’opérateur en charge du scanning portuaire.
Derrière les prises de position et les déclarations parfois passionnées, une réalité s’impose : il ne s’agit pas d’un simple contrat technique, mais d’un enjeu majeur de souveraineté, de sécurité nationale et de performance économique.
Un acteur installé depuis plus d’une décennie
Contrairement à ce que certains tentent de faire croire, TransAtlantic n’est ni un nouvel arrivant ni une société opportuniste.
Depuis 2010, elle collabore de manière continue avec les institutions de la République du Cameroun, dans un cadre structuré et conforme aux textes en vigueur.
Son action s’inscrit notamment aux côtés de :
La Direction générale des Douanes, pour le contrôle, la traçabilité et la sécurisation des flux commerciaux ;
La Délégation générale à la Sûreté nationale, dans la lutte contre les trafics et la criminalité transfrontalière ;
Le Secrétariat d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie nationale, pour le renforcement des dispositifs de surveillance ;
Des missions diplomatiques et administrations publiques, afin d’assurer coordination, transparence et efficacité opérationnelle.

Ces collaborations ne relèvent pas du discours. Elles reposent sur des actions concrètes, des rapports d’activité, des résultats mesurables et des dispositifs opérationnels éprouvés.
Sécurité et rentabilité : les deux piliers
Le scanning portuaire n’est pas un simple outil logistique.
C’est un levier stratégique :
Lutte contre la fraude douanière
Réduction des pertes fiscales
Sécurisation des frontières économiques
Accélération des procédures de dédouanement
Amélioration de la compétitivité portuaire
Dans ce contexte, le débat ne devrait porter que sur un seul critère : quelle solution garantit le meilleur équilibre entre sécurité maximale et rentabilité optimale pour l’État ?
Une campagne aux relents d’intérêts occultes ?
La tentative de discrédit de TransAtlantic, au profit de la SGS, dépasse le cadre d’une comparaison technique.
Elle soulève des interrogations légitimes :
Où sont les audits comparatifs publics ?
Où sont les indicateurs de performance transparents ?
Sur quels critères objectifs repose la volonté d’éviction ?
Quand les arguments techniques s’effacent au profit de rumeurs, d’attaques ciblées et de pressions informelles, le débat cesse d’être professionnel. Il devient politique, voire stratégique.

L’enjeu : protéger l’intérêt national
Le Cameroun ne peut se permettre que des décisions structurantes soient guidées par des réseaux d’influence plutôt que par des données factuelles.
La gestion du scanning portuaire doit rester un choix rationnel, aligné sur :
Les exigences sécuritaires nationales
Les impératifs budgétaires de l’État
La crédibilité institutionnelle
La transparence des procédures
TransAtlantic revendique une chose simple : que les faits parlent.
Que les bilans soient examinés.
Que les performances soient comparées.
Que les décisions soient prises dans le respect des lois et de l’intérêt général.
Car au-delà d’un opérateur, c’est la crédibilité du système portuaire camerounais qui est en jeu.
Et sur ce terrain, seuls les résultats comptent.
Pélagie Mabamb
