BABENGA : ENTRE RUMEURS ET RÉALITÉ ADMINISTRATIVE, LA MISE AU POINT QUI S’IMPOSE

Depuis quelques jours, la localité de Babenga, dans l’Arrondissement de Dibombari, est au cœur d’une agitation médiatique alimentée par des publications virales sur les réseaux sociaux. Au centre de ces polémiques, l’action du Sous-préfet de Dibombari, injustement présentée comme controversée. Une analyse rigoureuse des faits et du cadre juridique permet pourtant de rétablir la vérité et de remettre les responsabilités à leur juste niveau.

L’élément fondamental à rappeler est l’existence de l’arrêté préfectoral n°018/AP/C.16/SAAJP du 22 janvier 2026, pris par le Préfet du Département du Moungo. Cet acte administratif, authentique et opposable, rapporte les dispositions antérieures relatives à l’homologation de la désignation de Monsieur Gustave Jean Claude MODI DISSAKE en qualité de Chef traditionnel de 3ᵉ degré du village Babenga. Il s’inscrit dans le strict respect des textes en vigueur encadrant l’organisation des chefferies traditionnelles au Cameroun.

Dès lors, toute tentative de présenter cette décision comme une initiative locale ou isolée relève d’une interprétation erronée, voire d’une volonté manifeste de désinformation. En effet, dans l’architecture administrative camerounaise, le Sous-préfet agit sous l’autorité du Préfet, dépositaire du pouvoir de décision à l’échelle départementale. Il ne saurait, en aucun cas, se substituer à cette autorité ni engager des actions en dehors du cadre qui lui est prescrit.

Dans le cas précis de Babenga, le Sous-préfet de Dibombari a agi avec rigueur et responsabilité, en assurant la mise en œuvre des décisions prises par sa hiérarchie. Cette posture traduit non seulement le respect du principe de légalité, mais également une parfaite maîtrise des exigences liées à la gestion des affaires traditionnelles, domaine sensible où l’équilibre social repose sur l’application stricte des textes.

Les accusations faisant état d’une prétendue tentative d’imposition d’un chef ou d’un supposé « hold-up foncier » ne reposent sur aucun élément juridique tangible. Elles participent davantage d’un discours émotionnel que d’une analyse fondée. En réalité, elles traduisent une confusion entre décision administrative légitime et perception subjective de certains acteurs locaux.

Plus préoccupant encore, certaines attaques personnelles visant le Sous-préfet, notamment à travers des références à son supposé lien familial avec une figure publique, relèvent d’une dérive regrettable du débat. La République ne fonctionne ni sur la base des filiations, ni sur celle des procès d’intention, mais sur le respect des institutions et des lois.

À l’épreuve des faits, il apparaît que le Sous-préfet de Dibombari incarne pleinement le rôle qui est le sien : celui d’un représentant de l’État, garant de l’ordre public, de la légalité administrative et de la stabilité sociale. Loin d’être un facteur de trouble, il agit comme un régulateur institutionnel dans un contexte où la rigueur administrative est essentielle pour prévenir les dérives.

Cette situation met en lumière une réalité plus large : la nécessité de renforcer la culture juridique et administrative dans l’espace public, afin d’éviter que des décisions légitimes ne soient instrumentalisées ou déformées.

En définitive, loin des rumeurs et des approximations, les faits sont clairs. L’administration territoriale, à travers le Préfet et le Sous-préfet, agit dans le respect strict des textes. Et dans cette dynamique, le Sous-préfet de Dibombari se distingue par une posture républicaine exemplaire, fidèle à l’esprit et à la lettre de la loi.

Pélagie Mabamb

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