Transhumance transfrontalière en Afrique centrale : le Cameroun, le Tchad et la RCA posent les bases d’une adhésion concertée à une stratégie régionale commune

Douala, 29–30 janvier 2026 – Dans un contexte marqué par la recrudescence des tensions liées à la mobilité pastorale et à la pression croissante sur les ressources naturelles, le Cameroun a accueilli, à Douala, un atelier intersectoriel de haut niveau consacré à la gestion de la transhumance transfrontalière, impliquant le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine (RCA).
Organisée avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), du Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD), de l’Union européenne et des partenaires sous-régionaux, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation du Dialogue de haut niveau sur la transhumance transfrontalière en Afrique centrale, prévu après une série de rencontres interministérielles nationales.
Un enjeu stratégique de paix, de sécurité et de développement
La transhumance transfrontalière demeure un pilier fondamental des systèmes agropastoraux du Cameroun, du Tchad et de la RCA. Elle contribue de manière significative à la sécurité alimentaire, à la création de revenus, à l’adaptation au changement climatique et à la résilience des communautés rurales. Toutefois, son encadrement insuffisant, conjugué aux défis sécuritaires, environnementaux et institutionnels, a favorisé l’émergence de conflits récurrents entre éleveurs, agriculteurs et autres usagers de l’espace rural, fragilisant la cohésion sociale et la stabilité des zones frontalières.
Face à ces défis interdépendants, les trois États ont engagé, depuis 2020, un processus de dialogue politique et technique, facilité par le Centre pour le Dialogue Humanitaire, en lien étroit avec la FAO, la MINUSCA et les institutions régionales. Ce processus a permis d’aboutir, en 2024, à l’élaboration d’une Stratégie commune de gestion apaisée de la transhumance transfrontalière, intégrant les dimensions sécuritaires, environnementales, économiques et de gouvernance.

Un cadre national de validation et d’appropriation
L’atelier de Douala constitue l’une des trois rencontres interministérielles nationales prévues au Cameroun, en RCA et au Tchad. Il vise notamment à examiner la stratégie régionale à la lumière des priorités nationales, à valider le principe d’une adhésion officielle des États, à définir les rôles et responsabilités des ministères concernés, et à préparer une position nationale consolidée en vue du Dialogue de haut niveau sous-régional.
À l’ouverture des travaux, M. Gerald Tchatchoua Toko, Assistant du Représentant de la FAO au Cameroun en charge du Programme, s’exprimant au nom du Dr Antonio Querido, Représentant de la FAO au Cameroun, a souligné l’importance stratégique de la transhumance pour la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement durable de la sous-région.
Il a rappelé que, malgré son rôle structurant dans les économies pastorales, cette pratique fait aujourd’hui face à de multiples contraintes, notamment l’insécurité liée aux groupes armés, la réduction progressive des couloirs de transhumance, l’insuffisance des points d’eau, la pression accrue sur les ressources naturelles et les effets du changement climatique.
Réaffirmant l’engagement constant de la FAO aux côtés des États, M. Gerald Tchatchoua Toko a mis en avant le Projet d’Appui à la Régulation de la Transhumance Transfrontalière en Afrique Centrale (PARTTAC), financé par l’Union européenne, comme un levier structurant pour moderniser les mécanismes de régulation et promouvoir une transhumance mieux organisée, pacifiée et génératrice de développement. Il a invité les participants à enrichir la stratégie commune afin d’en garantir une appropriation nationale effective et une validation prochaine au niveau sous-régional.

L’engagement affirmé du Gouvernement camerounais
Prenant la parole au nom du Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, Mme Annie Claire Ngo Ongla, Représentante du MINEPIA, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement camerounais en faveur d’une gestion concertée, durable et inclusive de la transhumance transfrontalière.
Elle a salué l’initiative conjointe du Gouvernement du Cameroun, de la FAO, de l’Union européenne et du Centre pour le Dialogue Humanitaire, soulignant que cette synergie offre un cadre technique, scientifique et politique pertinent pour répondre aux défis complexes de la transhumance en Afrique centrale.
Mme Annie Claire Ngo Ongla a rappelé que le pastoralisme transhumant constitue un vecteur historique de développement économique, social et écologique, tout en mettant en lumière les défis persistants auxquels il est confronté : conflits d’usage des terres, insécurité, dégradation des pâturages, contraintes fiscales, effets du changement climatique et faiblesses de gouvernance.
Selon elle, le projet PARTTAC représente une réponse structurante à ces enjeux, en promouvant une approche intégrée conciliant sécurité des populations, préservation des ressources naturelles et développement socio-économique. Elle a insisté sur l’importance de capitaliser les enseignements issus des dialogues communautaires et interétatiques afin de renforcer les mécanismes de coordination et de coopération entre les États.

Vers une feuille de route régionale concertée
Au terme des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations opérationnelles portant notamment sur :
- l’appropriation nationale de la stratégie commune ;
- l’alignement des plans d’action nationaux avec la vision régionale ;
- la mise en place ou le renforcement des mécanismes de coordination interministérielle ;
- l’élaboration d’une feuille de route nationale destinée à alimenter le Dialogue de haut niveau sous-régional.
Cet atelier marque ainsi une étape décisive vers l’adoption d’une approche régionale intégrée de la transhumance transfrontalière, fondée sur le dialogue, la coopération et la responsabilité partagée. Il traduit la volonté commune du Cameroun, du Tchad et de la RCA de faire de la transhumance un facteur de paix, de stabilité et de développement durable en Afrique centrale.
Pélagie Mabamb

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