Réforme du plastique recyclé au Cameroun : le SYNAJIC sonne la mobilisation nationale pour faire du 1er décembre 2026 un tournant historique

À quelques mois de l’entrée en vigueur de l’obligation d’intégrer 30 % de PET recyclé d’origine locale dans la fabrication des emballages plastiques, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Cameroun (SYNAJIC) appelle les médias à devenir les véritables moteurs de cette transition. Lors d’une conférence de presse organisée par la FOCACO à l’hôtel Somatel de Douala, le président du SYNAJIC, Alex KOKO A DANG, a lancé un appel fort à la mobilisation, estimant que la réussite de cette réforme dépendra autant de la volonté des industriels que de la capacité des journalistes à informer, sensibiliser et contrôler.
Les médias au cœur de la réussite de la réforme
Le 1er décembre 2026 marquera une étape majeure dans la politique environnementale du Cameroun. À cette date, la réglementation imposant l’incorporation de 30 % de PET recyclé d’origine locale entrera officiellement en application.

Pour le président du SYNAJIC, cette échéance ne représente pas seulement un changement technique dans les processus industriels. Elle constitue un véritable changement de société.
Face aux responsables des médias, des organisations de la société civile et des acteurs économiques réunis à Douala, Alex KOKO A DANG a rappelé que les journalistes ne doivent pas être de simples observateurs.

« Informer, c’est protéger. Contrôler, c’est faire appliquer » , a-t-il déclaré avec conviction.
Selon lui, aucune réforme publique ne peut réussir durablement si la population n’en comprend pas les enjeux.
Une réforme aux impacts multiples
Au-delà de son caractère réglementaire, cette mesure ouvre la voie à une profonde transformation économique, sociale et environnementale.

Un impact environnemental majeur
L’utilisation du plastique recyclé permettra de réduire considérablement les déchets plastiques abandonnés dans les rues, les marchés, les rivières et les océans.
Moins de plastique vierge signifie également une réduction de la consommation de matières premières issues du pétrole ainsi qu’une baisse des émissions de gaz à effet de serre liées à leur production.
Cette réforme participe ainsi aux engagements du Cameroun en matière de développement durable et de lutte contre la pollution.
Une nouvelle dynamique économique
L’obligation de s’approvisionner localement en PET recyclé créera une demande importante pour les entreprises spécialisées dans la collecte, le tri et le recyclage.
Des centaines, voire des milliers d’emplois pourront être consolidés ou créés dans cette nouvelle chaîne de valeur.
Les jeunes, les femmes et les petites entreprises de recyclage pourraient devenir les premiers bénéficiaires de cette économie circulaire en pleine expansion.
Une valorisation des métiers longtemps oubliés
Les collecteurs de bouteilles plastiques, souvent invisibles dans le paysage économique, verront leur activité prendre une nouvelle dimension.
Leur travail deviendra un maillon stratégique de l’industrie nationale.
Pour le SYNAJIC, cette réforme est également une opportunité de restaurer la dignité de ces travailleurs qui contribuent chaque jour à la protection de l’environnement.
Une industrie plus compétitive
En développant une filière locale du recyclage, le Cameroun réduira progressivement sa dépendance aux matières premières importées.
Les entreprises qui anticiperont cette transition pourront renforcer leur compétitivité tout en améliorant leur image auprès des consommateurs de plus en plus sensibles aux questions environnementales
Le rôle décisif du journalisme indépendant
Le SYNAJIC entend jouer pleinement son rôle dans cette réforme.
Le syndicat annonce le lancement d’une vaste campagne nationale de sensibilisation accompagnée d’un dispositif permanent de veille journalistique.
Les journalistes indépendants seront mobilisés sur plusieurs fronts :
expliquer les nouvelles dispositions aux populations ;
vulgariser les enjeux environnementaux auprès des citoyens ;
suivre l’application effective de la réglementation sur le terrain ;
enquêter sur les éventuels contournements de la loi ;
dénoncer les pratiques de « greenwashing » ;
mettre en lumière les entreprises exemplaires ainsi que les acteurs du recyclage.
Pour le président du SYNAJIC, le journalisme indépendant constitue une garantie essentielle de transparence.

Lorsque la presse enquête librement, elle protège l’intérêt général, favorise la bonne gouvernance et renforce la confiance entre les institutions, les entreprises et les citoyens.
Interview exclusive
Alex KOKO A DANG, Président du SYNAJIC
Pourquoi le SYNAJIC s’engage-t-il fortement dans cette réforme ?
Parce que nous sommes convaincus qu’une bonne loi ne suffit pas. Une réforme ne produit des résultats que lorsqu’elle est comprise, expliquée et suivie. Les journalistes ont cette responsabilité citoyenne de rendre l’information accessible à tous et de veiller à ce que les engagements pris soient effectivement respectés.
Quel sera concrètement le rôle des journalistes à partir du 1er décembre ?
Nous allons informer, sensibiliser, mais aussi enquêter. Les journalistes indépendants seront présents sur le terrain pour observer l’application de la réglementation, documenter les bonnes pratiques, dénoncer les éventuels abus et donner la parole aux populations comme aux acteurs économiques.
Quel message adressez-vous aux citoyens camerounais ?
Cette réforme est aussi la leur. Chacun peut contribuer en adoptant de meilleurs gestes de tri, en soutenant le recyclage et en comprenant que protéger l’environnement, c’est aussi protéger notre santé, notre économie et l’avenir de nos enfants.
Une responsabilité collective
À travers cet appel à la mobilisation, le SYNAJIC rappelle que la transition écologique ne repose pas uniquement sur les pouvoirs publics ou les industriels.
Elle nécessite également une presse libre, indépendante et responsable, capable d’informer sans complaisance, d’éclairer les débats publics et de renforcer la culture de la redevabilité.
Le rendez-vous du 1er décembre 2026 apparaît ainsi comme bien plus qu’une simple entrée en vigueur réglementaire. Il pourrait marquer le début d’une nouvelle gouvernance environnementale au Cameroun, dans laquelle médias, citoyens, entreprises et pouvoirs publics avanceront ensemble vers une économie plus circulaire, plus responsable et plus durable.
Pelagie Mabamb

Раджу сайт: https://kassetaua.com/ – всегда нахожу то, что ищу. [pz]